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Pourquoi abandonner ?

Les ados mettent fin à leur apprentissage le plus souvent car ils ne veulent plus travailler dans la profession ou car ils ne sont pas satisfaits des conditions de travail et de formation.

Un apprenti sur cinq dans le secteur de la construction interrompt sa formation. La Société suisse des entrepreneurs (SSE) veut changer la donne. Premier pas: comprendre pourquoi les jeunes gens décident d'arrêter. 
 
Les adolescents mettent fin à leur apprentissage le plus souvent, parce qu'ils ne veulent plus travailler dans la profession et/ou parce qu'ils ne sont pas satisfaits des conditions de travail et de formation. C'est ce qui ressort d'une étude publiée mardi par la SSE et la Fédération Infra. Des apprentis maçon, aide-maçon, constructeur de route et assistant-constructeur de route, qui ont interrompu leur formation, ont répondu à un questionnaire.
 
Les jeunes concernés sont souvent ceux qui n'ont pas pris au sérieux les choix à faire en cours de scolarité, souligne l'étude. Ils voulaient trouver un apprentissage le plus vite possible et ont pris le premier qui se présentait. Tout en suivant leur formation, ils découvrent d'autres professions, qui les intéressaient davantage. Dans la foulée, plusieurs d'entre eux ont changé d'entreprise ou d'orientation professionnelle, tandis que d'autres convertissent leur contrat de trois ans en un de deux ans, sanctionné par une attestation de formation professionnelle (AFP).
 
De retour sur les bancs de l'école
 
Un jeune sur cinq qui a interrompu son apprentissage a trouvé une nouvelle formation dans les trois premiers mois. Après un an et demi, 57% des adolescents étaient de retour sur les bancs d'école pour une formation au niveau secondaire supérieur. 
 
Une autre partie des jeunes, qui quittent leur formation, ne le font pas par désintérêt, mais parce qu'ils n'arrivent pas à s'intégrer dans l'entreprise. Ceux-ci sont souvent issus de milieux défavorisés et ne peuvent la plupart du temps compter que sur eux-mêmes. Pour cette population, une bonne relation entre le formateur et l'apprenti est décisive.
 
La SSE et ses sections cantonales sont en train de définir un paquet de mesures pour permettre aux entreprises formatrices de détecter le potentiel inexploité des futurs apprentis au moment du recrutement. Des améliorations sont aussi nécessaires parce que ce secteur peine à recruter des apprentis. Et avec le vote du 9 février, le manque de main-d'oeuvre ne pourra que se renforcer.
(ats)

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